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Nombre de visites depuis la création du site :

I )
Théâtre Alsacien par l'amicale des sapeurs
pompiers de Saasenheim janvier 2012,
suivre le
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II) Recensement de la
population 2012
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III) "Vide grenier" à
Saasenheim le 25 mars 2012.
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Saasenheim sur
le "sentier des crèches Noëlies" 2011.
Après un coup
d’essai réussi lors de la première régionale des Noëlies en 2010, le
conseil de fabrique, la chorale et la commune se lancent un nouveau défi
cette année en participant à la deuxième édition du sentier des crèches
qui, du nord au sud de l’Alsace, propose les plus étonnantes
réalisations pour célébrer la nativité du Christ.
Le 25 décembre a été choisi par les chrétiens pour christianiser une
fête païenne : celle du soleil invaincu. Le solstice d’hiver amorce en
effet la remontée du soleil, la victoire du jour sur la nuit.
"Jusqu’à ce jour les
ténèbres croissaient, à partir d’aujourd’hui elles décroissent : la
lumière croit, décroissent les ténèbres : le jour croit, l’erreur
décroît, la vérité s’avance. Aujourd’hui naît notre soleil de
justice..." St Jérôme (347-420).
Pauvrement, dans une mangeoire qui se dit "cripia" en latin, d’où est
issu le mot "crèche" le sauveur, sous la forme d’un bébé sans défense,
est venu parmi nous. Il a fallu un long cheminement pour que cet
évènement se transforme petit à petit en une composition symbolique que
toutes les familles de par le monde se sont appropriées, en l’installant
au meilleur endroit de la maison, du premier dimanche de l’Avent jusqu’à
l’Epiphanie.
Ainsi, par la magie de Noël, quelques personnages dans un décor
miniature ont acquis la force de représenter à la fois l’universalité du
message chrétien et les particularités propres à chaque région du globe.
L’approche spirituelle va de pair avec l’approche culturelle… exactement
l’inverse de la dictature de l’émotion actuelle, fruit d’un
individualisme forcené qui, à vouloir faire de l’homme le centre de
tout… lui a fait perdre ses repères. L’étable alsacienne de la crèche
dans l’église St Jean-Baptiste ne dit pas autre chose qui associe les
acteurs historiques de la nativité à ce qui fait notre identité
culturelle dans le Ried.
A Saasenheim, en plus de la visite, guidée ou non de la crèche et de
l’église Saint Jean-Baptiste, un sentier des crèches sillonnera le
village pour permettre d’admirer les réalisations familiales dans les
jardins ou derrière les carreaux des fenêtres des maisons.
Ce sera l’occasion de rappeler les symboles de Noël et d’en profiter
pour faire une espèce d’arrêt sur image dans notre vie trépidante et
réfléchir aux valeurs qui doivent nous guider :
- Saint Nicolas, protecteur des enfants qui cohabite encore dans
notre région avec le Père Noël auquel il a donné naissance. Il nous
rappelle que Noël est la fête des enfants mais aussi qu’il est bon
de garder une âme d’enfant pour pouvoir s’émerveiller tout au long
de sa vie,
- la
couronne de l’Avent, du latin
adventus qui signifie venue, arrivée du Christ. De forme ronde,
elle rappelle chaque année l’époque où Jésus revient, où la lumière
chasse l’obscurité. Surmontée de quatre bougies représentant les
quatre dimanches de l’Avent, alors que les jours sont les plus
courts, elle est pour nous la flamme de l’espoir, celle qui est
capable de rallumer toutes les autres flammes,
- l’âne
de la crèche, symbole de fidélité à Dieu alors que le peuple de Dieu
lui est infidèle nous rappelle l’ardente obligation de rester fidèle
à nos principes. Il y faut une bonne dose de courage car cela
signifie parfois « suivre une autre route » que les autres qui
n’aiment pas çà comme disait Brassens,
- le
bœuf de la crèche, animal des travaux difficiles car le bonheur ne
nous est pas donné une fois pour toute, il faut le construire chaque
jour pour faire fructifier les dons reçus à la naissance,
- le
sapin de Noël, si cher à nos cœurs puisque c’est
en 1521 qu’il
a été mentionné pour la première fois en
Alsace. "Là où il y a une famille alsacienne, il y a un sapin
de Noël" et les symboles qui y sont attachés ne manquent pas qui
tournent autour des richesses que nous offre la nature : la lumière,
les anges, les fruits des vergers, des champs, de la forêt et de la
mer. L'étoile qui brille à son faîte annonce la fin du voyage, le
havre de paix. On le célèbre en chantant en cercle autour de lui,
lors de la veillée car Noël est aussi une fête de famille, creuset
de notre vie d’adulte…
- tout
comme la bûche qui réunit autour de sa chaleur tous les hôtes du
logis, célébrant la lumière et le renouveau,
- le
houx qui a sauvé la sainte famille lors de la fuite en Egypte,
protège notre maison des mauvais sorts et de la foudre. Il nous
rappelle que toute vie est précieuse et doit donc être défendue,
- le
gui, accroché aux maisons, est signe de paix et d’hospitalité car
nous devons rester ouverts au monde dans lequel nous vivons,
- les
Rois Mages représentent ceux qui cherchent, ceux qui se mettent en
route pour trouver le sauveur. Comme eux, nous devons être en
mouvement car le combat à gagner, c’est celui qui est à venir.
C’est un message d’espoir qui a
fondé notre humanité et qui vient périodiquement nous rappeler les
fondamentaux de notre condition humaine… que l’on oublie malheureusement
trop facilement dès qu’on replonge la tête dans le guidon.
Comme les Rois
Mages, il nous faut profiter de ce temps de l’Avent pour se mettre en
recherche de sens pour notre vie afin de mieux la vivre le reste de
l’année.
C’est le vœu que je
forme pour nous tous.
Joyeuses fêtes !
Votre Maire
Norbert Lombard
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